Résolution concernant le TGV Bretagne-Pays de Loire
Conseil Régional de Bretagne - - Réunion du 11 avril 2003
Le schéma retenu par le précédent gouvernement et qui donnait satisfaction à la Région Bretagne était le suivant :
Construction d'une ligne nouvelle TGV ouest Paris-Laval-Le Mans-Rennes pour l'horizon 2010. Négociations longues, difficiles mais finalement un accord avait été trouvé avec l'ancien ministre des transports, malgré les tergiversations de la Région des Pays de la Loire présidée à l'époque par Monsieur François Fillon, et les retards sur le tracé incombent à certains potentats locaux, membres de l'UMP ou de l'ex-gauche plurielle (contournement nord ou sud de certaines villes comme Laval ou Le Mans).
Parallèlement, pour mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris, de gros efforts de modernisation des lignes à l'ouest de Rennes devaient permettre de faire circuler, dans le même temps, des TGV pendulaires à + de 160 kmh (un doute subsiste sur la volonté du gouvernement actuel d'utiliser ce matériel pendulaire).
Lors de la dernière session nous avons constaté des retards importants dans le cadre de l'exécution du plan Etat-Région quant à la programmation de la suppression des passages à niveau, pourtant nécessaire pour atteindre des vitesses supérieures à 160 kmh. 3ème volet du dossier : pour les Finistériens la modernisation et, à terme, l'électrification de la ligne Brest-Landerneau-Quimper pour de meilleures relations avec le sud de la Bretagne, le sud ouest et le sud de l'Europe. Aujourd'hui, si le gouvernement suit les résultats de l'audit, la construction de la nouvelle ligne TGV ne serait plus une priorité et dans la nouvelle Europe qui se dessine à 25, la Bretagne serait encore plus marginalisée avec l'entrée dans l'Union Européenne de 10 pays de l'Europe de l'Est puisque le centre de gravité de cette Europe se déplacerait vers l'est.
Repousser la construction du TGV ouest à plus tard serait le signe qu'on veut gagner du temps et pourquoi pas en abandonner l'idée. Ce que nous pouvons dire, pour notre part, c'est que tout est choix politique.
Le gouvernement Raffarin a fait le choix budgétaire de privilégier les équipements militaires et la sécurité, nous ne sommes donc pas surpris que la mise en uvre de grandes infrastructures ferroviaires ne soient plus dans leurs préoccupations premières. Il faut donc convaincre ce gouvernement de revoir ses priorités nationales.
De même, si la capitale de la Région est Rennes, elle est directement intéressée par l'arrivée du TGV il nous semble essentiel de mettre en avant le slogan "Quimper et Brest à 3 heures de Paris en 2010" car ces deux métropoles souffrent encore plus que Rennes de l'éloignement des centres de décisions et des flux économiques européens. 
Gilles Meurice
TGV en Bretagne : Un défi à relever - communiqué de presse du 07/04/2003
Les élus régionaux TEAG inquiets pour l'avenir du TGV - communiqué de presse du 20/05/2003