La défense de la sécurité
sociale et des retraites
Extrait du programme de TEAG (avril 2002)
Le Medef a mis au centre de sa politique pour les mois qui viennent la
destruction de la Sécurité Sociale et des retraites au bénéfice
des assurances privées. Loin de résister, Chirac comme Jospin
se préparent à une réforme des retraites qui va dans
le sens des exigences patronales. La baisse de la Bourse vient rappeler
aux tenants d'une capitalisation des retraites arrimées à
la Bourse, le caractère aléatoire chaotique et profondément
injuste d'un système de capitalisation.
Les mobilisations du 25 janvier 2001 montrent, que la question des retraites
est, avec la défense de l'école publique, un des principaux
ressorts des mobilisations sociales. Les retraites, et plus largement
la défense de la Sécurité Sociale, est une des exigences
clé d'un plan d'action pour la défense de la situation sociale
de la majorité de la population. Défendre la Sécurité
Sociale c'est défendre le salaire socialisé qui est, et
peut devenir encore davantage, un outil extraordinaire de solidarité
entre tous les salariés quelque soit leur situation par rapport
au travail (retraite, maladie, chômage, formation...) Les discours
catastrophistes sur l'avenir des retraites reposent sur des raisonnements
fallacieux et malhonnêtes qui ont déjè été
démontés. Les propositions d'allongement de la durée
du travail ou encore la volonté poujadiste d'aligner les retraites
du public sur celles du privé ne sont là que pour dévaloriser
les retraites et ainsi justifier et provoquer le développement
de l'épargne retraite (fonds de pension) que devront souscrire
les salarié(e)s pour le plus grand profit des assurances et des
banques. A l'opposé nous revendiquons le retour à 37,5 annuités
pour tous et le départ garanti à 60 ans. L'harmonisation
nécessaire entre les différents systèmes de retraites
doit se faire par le haut et sur la base de règles communes comme
celles-ci auxquelles il faudrait ajouter la mise en place d'un taux de
remplacement de l'ordre de 75% du salaire, avec le SMIC comme plancher
et une progression indexée sur les salaires. Les richesses produites
aujourd'hui par les salarié(e)s permettent de dégager suffisamment
d'argent pour un haut niveau de protection sociale. C'est une question
politique qui relève de choix qui concernent les salarié(e)s
et l'ensemble des usagers de la Sécurité Sociale. C'est
pourquoi la politique de la chaise vide du MEDEF peut et doit se retourner
contre lui : instaurons une véritable démocratie sociale
avec une Sécurité Sociale gérée par les salarié(e)s
et les usagers sur la base d'élections d'ailleurs jamais renouvelées
depuis 1983 !
"De
fausses évidences pour justifier les fonds de pension - Retraites,
les scénarios catastrophes."- Article
de René Passet publié en juin 1999 dans le Monde Diplomatique.
Cotisons
dans la bonne humeur, par Jean-Paul Piriou - Le Monde 08/05/2003
Jean-Paul Piriou est économiste, maître de conférence
à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
Projet
de loi portant réforme des retraites (document .PDF)
Conseil Supérieur de la Fonction Publique - Session du 19 mai 2003
- Nor : SOCX0300057L/R
Source : Ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité.
Lire :
"Les
retraites au péril du libéralisme" - Fondation Copernic
- Editions Syllepse