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ALCATEL...
Communiqué
du 26 février 2002
Erikson, Thomson CSF Téléphone, Telic Alcatel,
Alcatel Business System
Depuis 30 ans les salarié(e)s de
cette entreprise auront tout vu pour satisfaire les règles de gestion
chaotiques de multinationales toujours plus soucieuses de récompenser
le "dur labeur" de leurs actionnaires plutôt que de conforter
leurs personnels.
Ceux ci ont pourtant permis au site de Brest d'acquérir un haut
savoir faire industriel. Et ils se sont adaptés, non sans de gros
efforts, aux exigences de la production dictées par une concurrence
exacerbée : travail de nuit, adaptation aux nouvelles technologies,
menaces permanentes de liquidation du site. En guise de remerciement,
pour réduire encore les coûts, on les vend en les tronçonnant.
C'est pourtant tous ensemble, ouvriers, employés, technicien et
ingénieurs, via la R&D, la formation et la production, qu'ils
sont arrivés à ce niveau de compétence.
Aujourd'hui, après des années de privatisations (Thomson)
et de déréglementations, les Tchuruk et Cie ont les mains
libres. Ainsi le gouvernement Jospin, comme ses prédécesseurs,
se déclarent-ils incompétents pour intervenir. Pourtant
cela ne les empêche nullement de continuer à exonérer
ces entreprises de cotisations sociales au détriment de la sécurité
sociale et du contribuable, sans doute pour qu'ils aient encore davantage
les mains libres et puissent faire payer aux salariés leurs initiatives
aventureuses comme récemment aux USA.
C'est pourquoi nous nous sentons totalement solidaires de leur lutte et
de leur refus de voir leur entreprise vendue et éclatée.
Isoler la production du reste ne peut qu'annoncer le déclin industriel
dès la réalisation du plan de charge. Il faut en effet trouver
des marchés et faire évoluer les produits. Les pouvoirs
publics et les élus de la majorité doivent peser de tout
leur poids pour soutenir les salariés et l'intégralité
de l'outil industriel, y compris par des sanctions financières.
Brest n'a pas besoin de ce recul annoncé, les Brestois non plus.
Hubert Casel/Marie Eve Calves
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